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La fibromyalgie, tout le monde en a entendu parler maintenant. Mais combien de personnes savent vraiment ce que cette maladie implique comme souffrance non seulement physique, mais mentale - J'ai 45 ans et j'en suis atteinte depuis plus de 10 ans. J'ai complètement cessé de travailler depuis deux ans. J'ai deux grandes filles qui en ont souvent payé le prix. J'avais un travail, une maison, une voiture, des vacances, etc. : le luxe bien mérité par le travail. J'ai tout perdu suite à une faillite personnelle attribuée à mon état de santé non reconnu. J'ai souffert et je souffre toujours sans être comprise de mon entourage, parce que la douleur est invisible. Voilà le problème de cette maudite maladie : elle ne se voit pas. Quand on veut la faire entendre, soit on manque d'énergie, soit on nous fait taire gentiment. J'ai la chance d'avoir un médecin de famille qui est de mon côté depuis 20 ans. Par contre, les seuls traitements qui sont abordables rapidement pour moi sont les médicaments tels les antidépresseurs, les relaxants musculaires et le Tylenol. Une clinique de douleur - Je suis sur la liste d’attente d’une telle clinique depuis presque deux ans. Dans ma région, il n’en existe pas encore. Je n'ai pratiquement aucune qualité de vie, je n'arrive à faire que bien peu de choses afin de me sentir vivante et utile à cette société, et pourtant j'ai mille talents ! La douleur m'arrête toujours ! Je me sens parfois humiliée et si incomprise par l'entourage qui ne connaît rien à cette douleur qui me ronge chaque seconde du jour et de la nuit.

 

Pourtant, la vue d'un visage aimé me rend le sourire et détend mes muscles faciaux crispés par ce mal indomptable. Je vis de l'aide sociale pour les personnes prises avec la maladie. Une demande d'invalidité a été présentée à la Régie des rentes, mais je n'ai pas encore eu de nouvelles. Mon ange gardien demeure l'homme qui m'accompagne depuis 13 ans. J’ai dû me séparer de lui suite au grand bouleversement que nous avons dû vivre il y a trois ans. Grâce à lui, j'ai encore envie de vivre. Il me fait rire et arrive parfois à me faire oublier la douleur constante. Mais combien de personnes souffrant de douleur chronique ont cette chance - Sans lui, je ne crois pas que j'aurais encore la force de vivre avec cette maladie chronique maudite. Alors, je crois fermement à ce genre de rassemblement d’aide qui a pour mission, entre autres, de faire connaître et reconnaître la douleur invisible, mais aussi de trouver des solutions afin de soulager des milliers de personnes qui souffrent et qui, de plus, sont en détresse psychologique.

 

Pour ceux qui côtoient une de ces personnes et qui ne comprennent pas toujours ou qui ont peur de regarder la situation en face, un conseil : rappelez-vous toujours de la personne qui se cache derrière la douleur envahissante quand vous regardez une personne souffrant de douleur chronique. Parfois, ça fait disparaître un peu la peur que vous ressentirez devant nous. Merci de m’avoir lue.



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