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Tout commence en 1998 pendant la crise de verglas. Pour aider les voisins, nous avons poussé leur voiture. Deux jours plus tard, j'ai fait une lombosciatalgie qui ne disparaissait pas. Mon médecin de famille m'a envoyé chez un orthopédiste. Un scanner a révélé une spondylolisthésis. Le dossier a été transféré chez un chirurgien orthopédiste qui m'a opéré en décembre 2000, fusion lombaire L4/S1.

 

Depuis ce jour, une douleur qui ne cesse d'augmenter du côté gauche. Cette douleur part de la hanche et descend jusqu'au pied. Je n'ai pas une seconde de répit. En octobre 2001, j'ai effectué un retour progressif au travail qui s'est terminé en avril 2002. Arrêt de travail indéterminé ! J'ai toujours eu l'impression que le médecin croyait que la douleur était dans ma tête ou qu'il me cachait quelque chose. Alors, je voulais d'autres avis. Départ de rencontres avec les spécialistes. Le neurochirurgien en voyant mon « scan » a dénoté un rétrécissement des trous de conjugaison. Il m'a parlé d'une nouvelle opération, mais cette dernière a été déconseillée par mon chirurgien. Le neurologue m'a envoyé pour une infiltration L5, aucun changement et un examen neurologique, résultat négatif. Dossier transféré à un physiatre, une autre infiltration cette fois-ci S1, aucun changement. Il m'a recommandé l'acupuncture puisque j'avais déjà essayé la physiothérapie et l'ostéopathie. Nous avons fait une demande d'invalidité à la Régie des rentes, ce qui a été acceptée après une évaluation médicale. Je suis retournée chez mon chirurgien orthopédiste. Ce dernier m'a fait passer un « myélo-scan ». Il y a trop d'artefacts pour voir correctement. Nous essayons depuis quelques années différentes combinaisons de médicaments (Hydromorph Contin 24 mg, Hydromorph 8 mg – en entredose, Neurontin 800 mg, Dyclofénack) et je dois aussi prendre un antidépresseur Effexor. Une demande a été envoyée à la Clinique de la gestion de douleur en juillet 2004 et j'attends toujours.

 

Pour le moment, je suis suivi en Clinique de psychosomatique. Je vois une psychologue pour essayer de contrôler mon stress, puisque ce dernier semble augmenter mes douleurs et aussi pour essayer d'accepter ma situation. Puis-je vous dire qu'il y a des journées qui sont très difficiles moralement ? Je suis maintenant âgé de 49 ans. Ce que j'ai le plus de difficulté à accepter, c’est que je me suis fait opérer pour ne plus souffrir et que, malheureusement, sans qu’on sache pourquoi, la douleur est présentement pire qu'avant mon opération. Vous écrire un bout de mon histoire m'a fait du bien. Je suis certain qu'enfin quelqu'un va me comprendre. 

 

Ghis



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