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La médication vient en première place pour aider la douleur chronique. Souvent, nous devons prendre des anxiolytiques ou des antidépresseurs en plus des médicaments qui calment notre douleur. Les premières fois que nous entendons parler d’antidépresseur, nous avons tendance à nous choquer un peu. Par contre, ces médicaments peuvent nous aider en nous décontractant. C’est normal que nous soyons de plus en plus tendus avec la douleur chronique, nous avons même souvent tendance à faire une crise de nerf et à nous mettre tout le monde à dos, mais avec la médication, nous pouvons continuer d’avancer dans la vie.

 

Il est certain que plusieurs médicaments nous donnent des effets secondaires, mais c’est par des essais-erreurs que nous finissons par trouver le meilleur médicament pour nous. Il ne faut pas se décourager si dans quelques mois ou quelques années, ce médicament n’agit plus de la même façon sur nous, il y en aura d’autres, soyez-en assurés. Ce n’est pas toujours rose de changer de médicaments, il y a les effets secondaires avec lesquels nous devons composer. Par ailleurs, même si c’est inscrit qu’il est possible qu’un médicament produise tel ou tel effet secondaire, ça ne veut pas dire que vous allez le ressentir. En commençant une médication, les effets secondaires les plus fréquents, d’après mon expérience, sont les nausées et la somnolence,  mais au bout de quelques semaines, le tout devrait entrer dans l’ordre, sinon vous en parlez avec votre médecin.

 

La thérapie

 

Lorsque la douleur chronique se fait sentir depuis plusieurs mois voire plusieurs années, nous avons besoin d’un psychologue pour nous aider à soigner notre douleur intérieure. La douleur morale suit souvent la douleur physique, car le moral n’est pas toujours à son meilleur. C’est pourquoi je suggère une thérapie avant d’attendre d’être au bout de notre rouleau.

 

J’ai vécu moi-même l’expérience et je pense qu’une bonne clinique de la douleur devrait être composée de pharmacien, psychologue, ergothérapeute, physiothérapeute, anesthésiste, médecin de famille et j’en passe certainement. Nous avons besoin d’équipes multidisciplinaires pour nous suivre. Ce n’est pas seulement en prenant des médicaments ou en ayant une infiltration une fois par deux ou trois mois que nous pouvons réussir à garder notre moral.

 

Les psychologues sont là pour vous écouter, vous pouvez leur raconter tout ce que vous avez sur le cœur et ce, sans jugement. La ou le psychologue peut également vous suggérer des lectures, des postures à prendre, comment agir avec les autres, etc. Nous savons que les gens n’ont pas le temps de nous écouter, la plupart n’aiment pas les personnes qui se plaignent tout le temps et c’est ainsi que nous sommes souvent mis de côté.

 

La douleur et les autres
La douleur chronique agit partout, sur notre moral, notre physique, nos relations avec les autres, avec nos parents, nos enfants, notre conjoint. Il est difficile de toujours garder le même moral, de garder notre humeur, de garder notre sourire. Il y a des jours où nous ne réussissons même pas à nous lever de notre lit, et ces journées sont sombres pour toute la famille.

 

Nous nous sentons coupables de demeurer au lit ou de dire non à toutes les sorties, mais nous n’avons pas à nous culpabiliser en plus de souffrir. La culpabilité nous occupe beaucoup avec la douleur chronique. Nous savons que certaines personnes pensent que nous n’avons qu’à nous donner un coup de pied au derrière et que nous allons guérir! Ce n’est pas fort, mais c’est réaliste! Personne ne peut vraiment comprendre ce que nous vivons, on se fait dire que ce n’est pas facile d’être millionnaire, le comprenez-vous? Moi non plus, alors il faut se tenir les coudes, et maintenant que nous avons un site Internet pour nous exprimer, nous devons le faire et en lisant ce que les autres vivent, nous apprendrons certainement des trucs pour améliorer notre respiration, comment relaxer  et nous saurons que nous ne sommes pas seul(e)s.


Notre médecin de famille

Pour ma part, j’ai depuis une dizaine d’années la chance d’avoir un médecin de famille extraordinaire. C’est mon chef d’orchestre, qui voit à faire le pont entre moi et les spécialistes.

 

Le médecin de famille c’est la personne qui fait la coordination avec les autres professions tant la physiothérapie, l’ergothérapie, la psychologie, etc. Pour ma part, je trouve essentiel d’avoir ce chef d’orchestre, mais ça n’a pas toujours été comme ça et je sais que ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir un bon chef d’orchestre.

 

Un p’tit sourire s’il-vous-plaît

 

Ce que les personnes trouvent souvent difficile, c’est de se faire répondre bêtement. Nous savons tous que ce n’est pas facile de toujours garder le sourire que le personnel hospitalier vit aussi ses problèmes, mais lorsque nous devons aller régulièrement dans les hôpitaux et, que nous nous faisons répondre bêtement, c’est comme si tout s’écroulait!  Les larmes montent facilement aux yeux …

 



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