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À l’été 2000, j’ai commencé à ressentir une douleur sourde au bas du dos qui s’est installée graduellement.  Au cours des quatre semaines suivantes, une sensation de brûlure et des spasmes occasionnels se sont étendus de mon dos à toute ma jambe gauche jusqu’à mon pied.

 

En octobre, j’ai été hospitalisée pour une durée de sept semaines à cause de douleurs extrêmement intenses dans mon dos et surtout, dans ma jambe et mon genou gauches.  J’ai été traitée à l’aide de plusieurs types de médicaments et j’ai subi de nombreux examens (radiographies, IRM, analyses sanguines, etc.).  Aucun diagnostic n’a été possible.


En décembre 2000, comme j’étais incapable de prendre soin de moi-même, j’ai emménagé dans un centre de soins de longue durée.  J’y suis restée seulement pendant quelques semaines — c’était trop déprimant —,  puis je suis retournée à la maison, et nous avons pris des arrangements pour obtenir l’aide nécessaire.


Pendant les cinq premiers mois de 2001, j’ai décidé de cesser de prendre tous mes médicaments et d’essayer des thérapies alternatives, telles que l’acupuncture, la massothérapie et la chiropractie.  J’ai survécu à la douleur en prenant des Tylenol®, mais je pouvais à peine fonctionner à cause de mes douleurs aiguës et de l’anxiété que me causait le fait de ne pas connaître mon diagnostic.


En juin, j’ai réussi à obtenir un rendez-vous avec un neurochirurgien de l’Hôpital neurologique de Montréal, qui a demandé une autre IRM d’urgence.  Cette IRM a révélé l’existence d’une dépression de la moelle épinière et d'une calcification anormale des ligaments à T10-T11.  J’ai subi une laminectomie et l’ablation de la calcification.


Mon état ne s’est pas amélioré autant que nous l’espérions.  Les progrès étaient très lents et s’obtenaient au prix de beaucoup de physiothérapie et de massothérapie.  J’ai refusé de prendre tout narcotique, me contentant de prendre des Tylenol®, ce qui a fait en sorte que je souffrais constamment et que mes capacités étaient limitées.  J’étais suivie par un psychologue.


En mai 2002, j’ai finalement accepté d’essayer une dose graduelle de Neurontin®, à la suggestion du neurologue.  Tout s’est très bien passé et j’ai présenté peu d’effets secondaires.  Je prends maintenant 3200 mg par jour. La douleur est toujours présente, mais elle est plus supportable.  Ceci m’a permis de devenir de plus en plus fonctionnelle.


En septembre 2002, j’ai commencé à participer à un programme spécial au Centre du traitement de la douleur de Montréal avec le Dr Catchlove.  Ce programme m’a appris à fonctionner avec ma maladie à la maison, au travail et dans les autres activités propres à une vie normale.  En 2003, j’ai recommencé à travailler de façon graduelle, selon un horaire dont mon employeur et moi avions convenu au préalable.


Puis, en mai 2003, j’ai démarré une nouvelle entreprise avec une partenaire, ce qui me permet de travailler selon un horaire flexible.


Depuis janvier 2004, je représente les patients du Centre du traitement de la douleur de Montréal au sein d’un comité qui travaille à la reconnaissance de la douleur chronique.

 



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